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Editorial N° 4 : Moussa NIARO
Moussa Niaro, c’est de lui qu’il s’agit, M. Niaro est le Président de l’Association des photographes et cameramen de Ségou. Il exerce le métier de photographe depuis 1978. IL fait aussi bien du studio que du reportage. Ses travaux sont ceux d’un reporter lié à sa ville : son architecture et ses événements quotidiens. Selon lui, un photographe doit être « discipliné, discret et sérieux dans le travail, et faire preuve d’un esprit de créativité ». Il a sillonné durant une trentaine d’années toute la ville avec son appareil ZENITH en main et le sac en bandoulière sur les épaules, faisant du porte en porte pour mieux témoigner comme le vieux griot africain, et je cite : « je ne chante pas mais je dessine avec la lumière ». Amadou SOW, le technicien de la Maison Africaine de la Photographie (MAP) l’a rencontré au cours d’un voyage à Ségou, et il a bien voulu ouvrir son cœur dans une interview. Amadou SOW (AS) : Tout naturellement, qui êtes-vous Moussa NIARO ? Moussa NIARO (MN) : Je suis Moussa NIARO, photographe indépendant. AS : La photographie joue-t-elle un rôle dans le processus de réduction de la pauvreté ? MN : La photographie joue une fonction capitale dans la lutte contre le chômage, plus de 300 personnes trouvent leur quotidien dans la photo. AS : Connaissez la Maison Africaine de la Photographie (MAP), une jeune structure qui vient d’être créée pour la promotion et la sauvegarde du patrimoine photographique ? MN : j’ai connu cette structure à travers les Rencontres Africaines de la Photographie de Bamako et aussi une mission dirigée par Amadou SOW pour les préparatifs du projet d’exposition sur la biennale artistique et culturelle de Ségou. Notre association a eu une rencontre avec Amadou SOW et c’est à travers son exposé que nous avions compris le rôle de ce service. AS : quelle est votre impression par rapport à cette structure ? MN : Cela montre que notre pays pense aussi à nous et je pense maintenant qu’il faut se mettre au travail pour consolider cet acquis. Le gouvernement ne doit pas baisser les bras pour dire que j’ai créé la MAP. Il nous faut un soutien constant à travers la diffusion, la valorisation et la formation. Cette dernière est très importante à mon avis. AS : Qu’est ce qui explique le faible taux de candidature des photographes maliens aux Rencontres de Bamako, surtout ceux de Ségou ? MN : Manque d’information et surtout manque de compréhension du thème proposé par les Rencontres. Je profite de cette rencontre pour demander à la direction de la MAP d’envoyer une personne au moment venu pour nous expliquer le thème mais aussi de nous édifier pour la constitution d’un dossier. C’est tout ça qui nous décourage à postuler pour les Rencontres et je pense que c’est un problème dans toutes les régions. AS : Quels sont les thèmes que vous abordez généralement ? MN : Je traite surtout le social, le sport et l’architecture qui est présentement un thème très soutenu par la région de Ségou AS : Avez vous déjà fait des expositions ? MN : j’ai exposé pendant les Contours 2005 des Rencontres, FEBAK 98 à Ségou. AS : Etes vous dans le circuit des studios ? MN : Présentement non. J’en avais un, mais j’ai été contraint de le fermer par faute d’électricité. A l’époque, je n’avais pas de courant pour alimenter le studio.
Quelques images de la galerie de Niaro sur l’architecture soudanienne. Bonne visite
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